jeudi 7 avril 2011

“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”


“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”

“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”
Abus Les élus locaux utilisent l’argent public pour financer leur publicité personnelle, dénonce un député qui vient de proposer une loi pour interdire ces pratiques.


Le député Jean-Pierre Giran est en guerre contre la publicité politique France Soir
Jean-Pierre Giran, député UMP du Var, est en colère : « Beaucoup d’élus locaux, des maires, des présidents de communauté d’agglomération, de département ou de région s’offrent, avec l’argent des contribuables, des pages entières de publicité à leur gloire dans la presse régionale. C’est inadmissible ! »
On a tous vu, dans les journaux de province, des publicités payantes vantant les réalisations de telle mairie, de tel conseil régional ou général, publicités accompagnées de la photo de l’élu local. « C’est doublement scandaleux, s’insurge Jean-Pierre Giran. Côté financier, une page de publicité dans un quotidien régional, c’est un budget moyen de 12.000 €. Sur une année, on arrive à des sommes énormes. Côté éthique, c’est de la propagande politique camouflée. Qu’ils soient de droite ou de gauche, beaucoup d’élus locaux l’utilisent sans états d’âme. Certains maires ou des présidents de région s’offrent même des publicités pour présenter leurs vœux à leurs administrés… Publicités payées avec les impôts ! »
Le député du Var fait remarquer qu’à l’échelon national, à la radio et à la télévision, le temps de parole des hommes politique « est mesuré à la seconde et au mot près par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel, NDLR), tandis qu’à l’échelon régional, en presse écrite, chacun fait ce qu’il veut ».
Assainir la situation


Autre dérive du système, selon le député : « Les publicités des mairies, des départements et des régions représentent des recettes financières considérables pour la presse de province. Cela peut inciter certains journaux à la complaisance vis-à-vis des élus qui les financent. Ce n’est pas sain, d’autant que ces quotidiens sont généralement en situation de monopole dans leur région. »
Pour assainir la situation, Jean-Pierre Giran a donc déposé, hier à l’Assemblée, sa proposition de loi visant à « réglementer la publicité commerciale des communes et des collectivités territoriales dans la presse quotidienne régionale pendant toute la durée du mandat ». Certes une mairie, un département ou une région peuvent s’offrir des pages de publicité, « mais sans la photo ni le nom des élus, car l’argent public ne doit pas servir à leur promotion personnelle ».
D’une façon plus générale, Jean-Pierre Giran estime que l’on dépense trop d’argent public dans la communication. Selon nos informations, il n’est pas rare que des conseils généraux investissent jusqu’à 3 millions d’euros par an dans la publicité, entre annonces légales, marchés publics, bulletins d’information… et autopromotion des élus.
Le projet de loi de Jean-Pierre Giran a-t-il des chances d’aboutir ? Le député n’en est pas certain. « Il y aura des réticences, dit-il. Mais je veux dénoncer un dysfonctionnement français, une utilisation abusive de l’argent public, et une dérive démocratique. »


Réaction
Pierre Jeantet, vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme à France-Soir que les collectivités locales sont de gros annonceurs pour les journaux, mais il affirme également : « Nous avons une charte éditoriale très claire, qui évite toute confusion entre publicité et articles rédactionnels. » Pour lui, « c’est aux directions et aux rédactions des journaux de résister aux pressions ». Il révèle un épisode survenu voilà quelques années à Midi libre : le président du conseil régional, Georges Frêche, furieux contre la ligne rédactionnelle du journal, avait alors annulé un budget publicitaire de 1,5 million d’euros. « C’était un coup dur. Mais cela ne nous a pas fait changer de ligne. Résister aux pressions, c’est notre devoir », dit-il.

Le chiffre 3 millions d’euros comme le budget communication de certains conseils régionaux

Par Patrick Meney
C'est sur France Soir du 02/02/2011

“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”

“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”

“Les élus locaux font leur pub avec l’argent du contribuable”
Abus Les élus locaux utilisent l’argent public pour financer leur publicité personnelle, dénonce un député qui vient de proposer une loi pour interdire ces pratiques.


Le député Jean-Pierre Giran est en guerre contre la publicité politique France Soir
Jean-Pierre Giran, député UMP du Var, est en colère : « Beaucoup d’élus locaux, des maires, des présidents de communauté d’agglomération, de département ou de région s’offrent, avec l’argent des contribuables, des pages entières de publicité à leur gloire dans la presse régionale. C’est inadmissible ! »
On a tous vu, dans les journaux de province, des publicités payantes vantant les réalisations de telle mairie, de tel conseil régional ou général, publicités accompagnées de la photo de l’élu local. « C’est doublement scandaleux, s’insurge Jean-Pierre Giran. Côté financier, une page de publicité dans un quotidien régional, c’est un budget moyen de 12.000 €. Sur une année, on arrive à des sommes énormes. Côté éthique, c’est de la propagande politique camouflée. Qu’ils soient de droite ou de gauche, beaucoup d’élus locaux l’utilisent sans états d’âme. Certains maires ou des présidents de région s’offrent même des publicités pour présenter leurs vœux à leurs administrés… Publicités payées avec les impôts ! »
Le député du Var fait remarquer qu’à l’échelon national, à la radio et à la télévision, le temps de parole des hommes politique « est mesuré à la seconde et au mot près par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel, NDLR), tandis qu’à l’échelon régional, en presse écrite, chacun fait ce qu’il veut ».
Assainir la situation


Autre dérive du système, selon le député : « Les publicités des mairies, des départements et des régions représentent des recettes financières considérables pour la presse de province. Cela peut inciter certains journaux à la complaisance vis-à-vis des élus qui les financent. Ce n’est pas sain, d’autant que ces quotidiens sont généralement en situation de monopole dans leur région. »
Pour assainir la situation, Jean-Pierre Giran a donc déposé, hier à l’Assemblée, sa proposition de loi visant à « réglementer la publicité commerciale des communes et des collectivités territoriales dans la presse quotidienne régionale pendant toute la durée du mandat ». Certes une mairie, un département ou une région peuvent s’offrir des pages de publicité, « mais sans la photo ni le nom des élus, car l’argent public ne doit pas servir à leur promotion personnelle ».
D’une façon plus générale, Jean-Pierre Giran estime que l’on dépense trop d’argent public dans la communication. Selon nos informations, il n’est pas rare que des conseils généraux investissent jusqu’à 3 millions d’euros par an dans la publicité, entre annonces légales, marchés publics, bulletins d’information… et autopromotion des élus.
Le projet de loi de Jean-Pierre Giran a-t-il des chances d’aboutir ? Le député n’en est pas certain. « Il y aura des réticences, dit-il. Mais je veux dénoncer un dysfonctionnement français, une utilisation abusive de l’argent public, et une dérive démocratique. »


Réaction
Pierre Jeantet, vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme à France-Soir que les collectivités locales sont de gros annonceurs pour les journaux, mais il affirme également : « Nous avons une charte éditoriale très claire, qui évite toute confusion entre publicité et articles rédactionnels. » Pour lui, « c’est aux directions et aux rédactions des journaux de résister aux pressions ». Il révèle un épisode survenu voilà quelques années à Midi libre : le président du conseil régional, Georges Frêche, furieux contre la ligne rédactionnelle du journal, avait alors annulé un budget publicitaire de 1,5 million d’euros. « C’était un coup dur. Mais cela ne nous a pas fait changer de ligne. Résister aux pressions, c’est notre devoir », dit-il.

Le chiffre 3 millions d’euros comme le budget communication de certains conseils régionaux

Par Patrick Meney
C'est sur France Soir du 02/02/2011

lundi 4 avril 2011

CH. ESTROSI : Politique SUR FACTURE Ses notes de pressing réglées par l'Etat ? Estrosi assure qu'il remboursera


L'ex secrétaire d'Etat à l'Outre-mer devrait 4.000 euros à son ancien ministère de tutelle.


Christian Estrosi et ses notes de pressing | source Le Post.fr

Combien doit-il au final ?

Christian Estrosi fait l'objet d'une réclamation de la part du ministère de l'Intérieur pour des dépenses effectuées alors qu'il était secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.

Le JDD qui a dévoilé l'information ce week-end affirme que la Cour des comptes "s'interroge" sur 40.000 euros, dont 14.000 de blanchisserie pour des factures datant de juin 2007 à mars 2008.

Le ministère de l'Intérieur confirme l'existence de dépenses personnelles réglées par l'Etat mais que leur montant n'excède pas 4.000 euros, lit-on sur le site des Dernières Nouvelles d'Alsace. Il s'agirait de dépenses "non imputables à une activité publique".

Une somme également évoquée par Christian Estrosi lui-même qui affirme dans Le JDD qu'il fera "immédiatement un chèque" pour rembourser ses sommes que le ministère "aurait oublié de (lui) réclamer à l'époque". Mais il explique qu'il n'a pas en sa possession les factures en question.

vendredi 25 février 2011

François Fillon épinglé pour ses «chers voyages ...


Angers
François Fillon épinglé pour ses «chers voyages» entre la Sarthe et Paris, via le Maine-et-Loire
Politique jeudi 24 février 2011



C'est le quotidien France Soir qui sort l'information ce matin. A en croire le journal, les voyages aller-retour du Premier ministre, entre l'aéroport d'Angers-Marcé et celui de Villacoublay, coûteraient la bagatelle de 27 000 € ! François Fillon vient en effet se ressourcer pratiquement chaque week-end dans son petit manoir à Solesmes, près de Sablé-sur-Sarthe.

Il a pourtant favorisé le passage du TGV en y créant une gare, à 1 h de Paris-Montparnasse, soit une distance d'environ 255 km. Malgré tout, et même si le TGV pollue moins que l'avion de la République, et même s'il met Matignon à moins de deux heures de Solesmes, le quotidien relève que François Fillon préfère son Falcon au train.

Motif ? Les services du premier Ministre expliquent que François Fillon se conforme aux usages de la République française en matière de déplacements des plus hautes personnalités de l’Etat. Et qu'il faudrait déminer le TGV, à chaque voyage, si cela devenait le moyen de transport officiel du chef du gouvernement !

lundi 7 février 2011

L'UMP Guy Wildenstein soupçonné de recel de vol


PHOTO LE POINT.FR Publié LE 02/02/2011

LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 02/02/2011

Guy Wildenstein a reçu la légion d'honneur des mains de Nicolas Sarkozy, le 5 mars 2009.( Responsable de l'UMP aux Etats-Unis, ami de Nicolas Sarkozy ; (Source :Le Point.fr)

Une trentaine de tableaux "volés ou disparus" ont été retrouvé dans le coffre-fort de l'Institut Wildenstein. Une nouvelle affaire embarrassante pour Guy Wildenstein, membre du Premier Cercle des donateurs de l'UMP.


La police a saisi lors d'une perquisition mi-janvier à l'institut Wildenstein une trentaine d'oeuvres d'art "disparues ou volées". C'est dans le cadre d'une autre enquête sur la délicate succession du richissime marchand d'arts Daniel Wildenstein que les policiers, qui menaient une première perquisition à l'institut, situé rue La Boétie (VIIIe), avaient photographié les tableaux entreposés.

Ils ont alors repéré plusieurs oeuvres, dont une huile, évaluée à 800 000 euros, de la peintre impressionniste Berthe Morisot qui avait disparu depuis près de 20 ans. Un des co-héritiers de la dernière propriétaire connue de cette oeuvre, Yves Rouart, a alors porté plainte contre X pour "recel de vol".

C'est cette plainte qui a entraîné début janvier l'ouverture d'une nouvelle enquête, confiée au juge Dando, et la saisie de la trentaine d'oeuvres, dont des bronzes de Rembrandt, Bugatti et des dessins d'Edgar Degas.

Des liens étroits avec l'UMP .

La bataille autour de la succession de Daniel Wildenstein, dont la fortune était évaluée à quatre milliards d'euros, a entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes susceptibles d'inquiéter un des fils du collectionneur, Guy Wildenstein. Représentant (UMP) de la circonscription de Washington au sein de l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE), Guy Wildenstein est aussi membre du premier cercle des donateurs de l'UMP et de la Légion d'honneur en 2009 par Nicolas Sarkozy.

Il se serait directement occupé de la succession en 1993 d'Anne-Marie Rouart, au cours de laquelle la peinture de Berthe Morisot a disparu. "Depuis l'origine de cette affaire, je dis qu'il y a du recel", a réagi l'avocate de la veuve de Daniel Wildenstein, Me Claude Dumont-Beghi, qui a déposé plusieurs plaintes contre les fils du collectionneur. "J'avais confié aux enquêteurs mes vives présomptions qu'ils trouveraient des choses intéressantes dans les coffres de l'Institut", a ajouté l'avocate. Elle dénonce depuis plusieurs années l'évasion fiscale présumée dont se seraient rendus coupables les fils Wildenstein en plaçant de nombreuses oeuvres dans des fonds off-shore.